Projet La Bassée

Le territoire de la Bassée

Un territoire aux multiples enjeux

Le territoire de la Bassée, entre Monterau-Fault-l'Yonne et Bray-sur-Seine s'étend sur environ 4 500 hectares et représente :

  • la zone humide la plus importante de la région Île-de-France
  • un important gisement d'eau souterraine pour l'Île-de-France
  • la dernière source significative de granulats alluvionnaires pour le bassin parisien
  • un lieu de loisirs et de dépaysement
  • un haut lieu de chasse et de pêche
  • un territoire d'une grande richesse archéologique
  • une terre d'agriculture
  • une desserte pour la navigation

Extraction de granulats

Un projet compatible avec les activités et les usages locaux

La Bassée

L'ouvrage de la Bassée a pour vocation de rester compatible avec les usages : extraction de granulats, agriculture, loisirs… Les infrastructures seront adaptées à l'inondation. L'intégration paysagère, particulièrement soignée, permettra de structurer ce vaste territoire morcelé en créant de nouvelles voies de déplacement. Le territoire pourra s'appuyer sur ces infrastructures pour favoriser son développement avec des interventions complémentaires de renaturation et d'équipements touristiques.
D'une manière générale, l'ouvrage hydraulique ne modifiera pas l'occupation des sols en dehors des emprises des talus.
L'agriculture, la pêche, la chasse et les loisirs perdureront dans l'enceinte de l'ouvrage. Leur interruption, de deux semaines à deux semaines et demi tous les cinq ans environ, ne se produira que lors de l'utilisation de l'ouvrage pour la protection contre les crues. La hauteur d'eau moyenne atteinte dans les casiers sera alors de 2,50 m en moyenne.
Le projet des Grands lacs de Seine se superpose en particulier à l'exploitation de granulats. Les pertes de gisements ne concerneront que certaines emprises de digues. La rétention des crues aura pour conséquence d'interrompre les extractions pendant une vingtaine de jours. L'activité des centres de traitement et de livraison des granulats n'en sera pas perturbée.

Une gestion foncière adaptée à un territoire morcelé

Une acquisition de 250 à 300 hectares de terrain pour les ouvrages et une création de servitudes sur 2 200 hectares environ dans les espaces endigués, seront nécessaires. Le contexte foncier du site du projet hydraulique de la Bassée concerne 11 communes et 1 000 à 1 200 propriétaires.
L'emprise des talus-digues et des casiers concerne directement 5 900 parcelles, avec 573 propriétaires. 3,5 % des propriétaires possèdent 65 % environ de la superficie totale du périmètre d'étude. Les propriétés se répartissent entre :

  • les propriétés privées, qui représentent 70 % environ de la superficie totale avec environ 555 propriétaires. Les plus grands propriétaires sont des exploitants de carrières
  • les propriétés publiques, qui représentent 30 % environ de la superficie totale, réparties en 18 propriétaires publics. Elles regroupent en particulier les communes et l'Agence de l'eau Seine-Normandie (AESN)

Une intégration paysagère de qualité

La Bassée est une plaine alluviale morcelée, mosaïque de micropaysages répétitifs, avec de très grandes qualités écologiques. L'ouvrage s'intégrera harmonieusement dans ce paysage. Chaque espace sera bordé par des talus-digues en terre peu élevés. Des techniques de génie végétal ont été explorées pour 50 à 70 % du linéaire, comme alternative au génie classique des digues. Du côté inondable, le talus sera protégé par un enrochement végétalisé ou par d'autres techniques végétales. L'intégration de l'aménagement, dans un souci de développement durable, a déterminé la localisation des ouvrages et le traitement paysager des talus-digues.

21 sites exemplaires par leur spécificité ou leur répétitivité ont permis d'explorer les possibilités d'une intégration paysagère soignée

Les paysages caractéristiques du territoire de la Bassée