Présentation  
 
 

Le projet


L'Institution Interdépartementale des Barrages Réservoirs du Bassin de la Seine (IIBRBS), aussi appelée Grands lacs de Seine, regroupe les départements de Paris, des Hauts de Seine, de la Seine Saint Denis et du Val de Marne.
L'IIBRBS gère quatre réservoirs d'une capacité de stockage d'environ 830 millions de m3, provenant des eaux de la Marne, de l'Aube, de la Seine et de l'Yonne. Le soutien des étiages et la réduction des dommages dus aux crues de la Seine et de ses affluents sont les principaux objectifs recherchés pour la gestion de ces ouvrages.

Vulnérable aux grandes crues, la région parisienne ne se trouve pas à l'abri d'événements catastrophiques, comme ceux qui ont frappé durement l'Allemagne, la Hongrie et la république tchèque au cours de l'été 2002, ou qu'ont subi le sud-est et le centre de la France fin 2003.

Dès le milieu des années quatre-vingt-dix, l'IIBRBS s'est portée maître d'ouvrage d'une vaste étude cofinancée par l'Agence de l'Eau, la Région Ile-de-France et le ministère de l'environnement. Cette étude avait permis d'évaluer les enjeux liés aux crues survenant en région Ile de France, de dresser un bilan des zones non protégées des inondations, d'évaluer les dommages potentiels et l'influence des ouvrages de protection existants ou projetés.

Confirmant le rôle prépondérant de l'Yonne, affluent le plus tumultueux du bassin de la Seine, et l'importance des dommages possibles provoqués par ses crues lorsque celles-ci se superposent avec un important débit en Seine, l'étude retint qu'il était nécessaire de compléter l'action des quatre lacs réservoirs situés en amont, en aménageant la zone d'expansion des crues de la Bassée aval, en Seine et Marne, le long de la Seine.

Ce projet hydraulique, qui s'inspire des aménagements artificiels intervenant dans la lutte contre les crues du Rhin, consiste à prélever temporairement en Seine un maximum d'eau afin de laisser passer la pointe des fortes crues de l'Yonne. L'espace situé entre Bray et Montereau convient parfaitement à ce projet car l'aménagement en canal à grand gabarit (3000 tonnes) d'une partie de la Seine, conjugué à l'action des deux lacs réservoirs en amont, a soustrait ces terrains aux inondations. En complément, les capacités d'intégration paysagères et les possibilités d'aménagement pour les futurs usagers de la zone font de La Bassée l'emplacement idéal pour ce type d'ouvrage.

Les étapes


  • Juin 2001 à février 2002 : 1er bilan des connaissances et des attentes.
  • Décembre 2001 à septembre 2002 : réalisation de l’essentiel des reconnaissances de terrain
    (photogrammétrie, topographie, bathymétrie, sondages, mesures géophysiques ; premières
    campagnes de mesures piézométriques, qui se poursuivront pendant toute la durée de l’étude).
  • Jusqu’à mi-2003 : approfondissement et élaboration d’une première hypothèse concertée
    de tracé des talus-digues.
  • Mi-2003 à fin-2004 : conclusions sur la faisabilité du projet et finalisation.
  • A partir de 2005, la faisabilité étant avérée, lancement des procédures institutionnelles en vue de la phase opérationnelle de réalisation :
    • porter les résultats de l'étude, qui met en évidence l'utilité du projet, à la connaissance des partenaires concernés et notamment des départements de l'Institution, de Seine-et-Marne, de l'Essonne, des Yvelines, du Val d'Oise, de la Région Ile de France, de l'Etat (MEDD, DIREN, Préfet de Région) et de l'Agence de l'eau Seine Normandie.
    • faire inscrire ce projet au SDRIF et au SDAGE, tous les deux actuellement en cours de révision.
    • poursuivre la mise au point du projet (cf annexe IV) pour le conduire jusqu'à l'avant projet (AVP) en vue des décisions du maître d'ouvrage et de ses partenaires financiers sur sa réalisation.
    • aboutir, en 2008, à une prise de décision des différents partenaires sur la base d'un avant projet défini, avec un coût d'objectif définitif.
    • mener à bien, de 2008 à 2011, en parallèle avec la finalisation du projet, les multiples procédures réglementaires fondées sur la reconnaissance de l'intérêt général de l'opération.
    • débuter effectivement les travaux en 2011.


 
   
 
Conseil régional d'Ile de France Agence de l'eau Seine-Normandie DIREN Ile de France The INTERREG IIIB North West Europe Programme