L'édito du Président
De juin 2001 à décembre 2004, les Grands lacs de Seine ont rempli la mission qui leur avait été assignée par le contrat de plan Etat-région 2000-2006 : conduire les études permettant de vérifier la faisabilité d'un aménagement de la Bassée - projet de réduction du risque d'inondation en Île-de-France - et engager une première phase de concertation avec les acteurs locaux et la population. Il en a coûté, comme prévu, 3 millions d'euros.
L'objectif d'un tel aménagement est d'empêcher la simultanéité d'une crue de l'Yonne avec une crue de la Seine en se donnant les moyens de retenir cette dernière quelques jours en amont de la confluence, le temps de laisser passer la première. Une crue centenale à Paris étant le résultat de l'addition de crue simultanées et la pointe de crue de l'Yonne générant la plupart du temps la pointe de crue dans la capitale, chacun peut comprendre l'utilité d'un tel ouvrage.
Les études de faisabilité ont établi que l'ouvrage de la Bassée assurerait à l'agglomération parisienne une protection correspondant au seuil à partir duquel surviennent les perturbations les plus graves. Ainsi, par exemple, Ivry-sur-Seine et Alfortville seraient mises hors d'eau pour les crues similaires à 1910. La ligne C du RER ne serait plus vulnérable qu'en cas de crue centennale. La commune de Montereau-Fault-Yonne serait totalement épargnée par des crues analogues à celles de 1955 et 1982.
L'actuel contrat de projets Etat-Région pour la période 2007-2013 a donc de nouveau alloué 14 millions d'euros pour effectuer les études détaillées, financées par les mêmes partenaires : l'Union européenne, l'Etat, le Conseil régional d'Île-de-France, l'Agence de l'eau Seine-Normandie et les Grands lacs de Seine.
Ces études avancent conformément au calendrier imaginé. Elles devraient être achevées en 2013, après l'organisation d'un débat public. Celui-ci sera l'occasion, j'en suis convaincu, de faire la preuve du caractère d'intérêt national du projet et des fortes potentialités de développement écologique et environnemental qu'il comporte, grâce bien entendu à un dialogue constructif avec les acteurs locaux.
Il me semble toutefois souhaitable que cette étape importante dans la concertation, ne constitue pas l'unique temps d'échange et d'appropriation de ce projet, tant pour les riverains et acteurs du site de la Bassée , que pour les territoires situés à l'aval.
Pour cette raison, vous trouverez sur ce site, de nombreuses informations sur le projet de la Bassée. Je souhaite une très bonne visite,
Pascal Popelin
Président des Grands lacs de Seine
Vice-président du Conseil général
de Seine-Saint-Denis